Ce que Coca-Cola, Lululemon et Molson peuvent vous apprendre sur la vidéo

Coca-Cola investit plus de 4 milliards de dollars par année en publicité. PepsiCo consacre 700 millions uniquement au numérique. Nike dépasse les 4,5 milliards. Ces chiffres donnent le vertige, et c’est justement pour cette raison qu’ils peuvent décourager les dirigeants de PME qui se demandent si investir quelques milliers de dollars dans une vidéo est vraiment judicieux.

Pourtant, la leçon à tirer de ces géants n’est pas dans le montant. Elle est dans la conviction : ces entreprises ne dépensent pas en vidéo parce qu’elles ont trop d’argent. Elles investissent parce que la vidéo fonctionne.


La vidéo n’est pas un luxe — c’est un outil de croissance

Quand Molson lance sa campagne «Everyone In» — son plus grand investissement média en cinq ans — ce n’est pas pour impressionner. C’est pour créer un lien émotionnel avec le public canadien. Des capsules de 15, 30 et 60 secondes mettant en scène de vraies familles, dans de vrais lieux. Le résultat : une connexion authentique, diffusée sur la télé, les réseaux sociaux et même Twitch.

Lululemon, de son côté, mise sur des séries vidéo comme «Feel» — des collaborations avec des instructeurs de yoga, diffusées sur Instagram et Facebook. Pas de mise en scène spectaculaire. Juste du contenu qui parle directement à leur communauté.

Le point commun? Ces marques ne cherchent pas la perfection technique pour la perfection technique. Elles racontent une histoire. Cette approche est celle qu’une PME peut et devrait reproduire à son échelle.


Les chiffres ne mentent pas

Les données récentes confirment ce que les grandes marques savent depuis longtemps.

Selon l’étude annuelle de Wyzowl (2026), 91 % des entreprises utilisent la vidéo comme outil marketing — un sommet historique. Plus révélateur encore : 93 % des spécialistes du marketing considèrent que la vidéo augmente la notoriété de leur marque et la compréhension de leurs produits par les clients.

Du côté des consommateurs, 85 % disent avoir été convaincus d’acheter un produit ou service après avoir regardé une vidéo. Et 84 % souhaitent voir davantage de contenu vidéo de la part des marques qu’ils suivent.

Pour les PME, les données sont tout aussi encourageantes. Aujourd’hui, 55 % des petites et moyennes entreprises consacrent des ressources à la production vidéo — une hausse de 22 % par rapport à 2023. Et 42 % des vidéastes marketing dépensent moins de 500 $ par vidéo, prouvant qu’il n’est pas nécessaire de casser la banque pour obtenir des résultats.


La stratégie des géants, adaptée à votre réalité

Analysons le fonctionnement des campagnes gagnantes, et voyons comment l’appliquer à votre entreprise.

©Coca-Cola Company

Coca-Cola ne se contente pas de tourner une publicité et d’attendre. Sa campagne «Share a Coke» (relancée en 2025) intègre des codes QR, des expériences numériques personnalisées et du contenu vidéo ciblé sur plusieurs plateformes. L’idée : créer une interaction, pas seulement une impression.

PepsiCo a misé sur les créateurs de contenu. Pour sa campagne «Better with Pepsi», elle a collaboré avec 169 créateurs, générant 800 millions d’impressions numériques. Le message : le contenu authentique, porté par de vraies voix, surpasse la publicité traditionnelle.

Qu’est-ce que ça signifie pour vous? Vous n’avez pas besoin de 169 créateurs. Mais vous pouvez appliquer le même principe : raconter votre histoire à travers les voix de votre équipe, de vos clients satisfaits, de vos partenaires. Un témoignage authentique dans une capsule publicitaire aura généralement plus d’impact qu’une publicité soignée.


Et plus près de chez nous?

Vous pensez peut-être que ces exemples sont trop loin de votre réalité. Regardons ce qui se passe au Québec.

Boréale, en collaboration avec lg2, a lancé la campagne « La bière de souéf d’ici » pour mettre en évidence sa Lager par rapport aux grandes brasseries. Des capsules de 15 secondes à la télé et sur le web, un ton décalé, une expression 100 % québécoise. La microbrasserie n’a pas essayé de ressembler à Molson — elle a joué sa propre carte, avec authenticité. Résultat : une marque régionale qui s’est taillé une place dans un marché dominé par des géants.

© Boréale

Bon Matin, la marque de boulangerie québécoise, a misé sur l’identité culturelle avec sa campagne «À vous de trancher» — un clin d’œil au débat typiquement québécois entre «bonjour» et «bon matin», accompagné d’une série de capsules vidéo sous forme de talk-show matinal. En s’ancrant dans une conversation que tout le monde connaît ici, la marque a créé un engagement naturel avec son public.

Les Producteurs de lait du Québec renouvellent chaque année leur stratégie vidéo avec lg2 — et les résultats parlent d’eux-mêmes. Leur campagne «L’avenir de nos fermes laitières est ici», réalisée par Monia Chokri avec une trame sonore de Hubert Lenoir, raconte l’histoire d’une jeune femme qui revient à la ferme familiale. Diffusée à la télé, au cinéma et sur le web, cette capsule mise sur l’émotion et les valeurs — pas sur le produit. C’est exactement ce qui la rend si efficace.

Le point commun entre ces campagnes et celles de Coca-Cola ou PepsiCo? La vidéo sert toujours le même objectif : raconter une histoire qui crée un lien de confiance. La différence, c’est que ces exemples québécois prouvent que ça se fait ici, avec des budgets réalistes et un ancrage local.


Le vrai coût de ne rien faire

Quand on hésite à investir en vidéo, on calcule le coût de production. C’est naturel. Mais on oublie souvent de calculer le coût de l’inaction.

Pendant que vous réfléchissez, vos concurrents publient. Les données de HubSpot montrent que l’ajout d’une vidéo sur une page d’atterrissage augmente les conversions de 86 %. Les campagnes vidéo personnalisées génèrent un taux de conversion trois fois supérieur aux campagnes classiques.

Chaque semaine sans contenu vidéo, ce sont des clients potentiels qui visitent votre site, ne trouvent pas ce qu’ils cherchent pour vous faire confiance, et passent au suivant.

Les grandes marques l’ont compris bien avant nous : la vidéo n’est pas une dépense. C’est un actif qui travaille pour vous longtemps après le tournage.


Et si c’était plus accessible que vous ne le pensez?

La bonne nouvelle, c’est que la production vidéo n’a jamais été aussi accessible. Les outils se sont démocratisés, les coûts ont diminué et les formats courts performent remarquablement bien. Une vidéo de 30 secondes à 2 minutes — le format jugé le plus efficace par 71 % des professionnels — ne demande pas un budget de multinationale.

Ce qu’il vous faut, c’est une histoire claire, un message ciblé et un partenaire qui comprend comment transformer votre réalité en récit visuel percutant.

Coca-Cola investit des milliards parce que la vidéo est au cœur de sa stratégie. Vous pouvez obtenir le même type de résultat — à votre échelle — avec une fraction de ce budget. La différence entre une grande marque et une PME, ce n’est pas l’outil. C’est la décision de l’utiliser.


Prêt à raconter votre histoire?

Vous n’avez pas besoin du budget de Coca-Cola pour créer une vidéo qui fonctionne. Vous avez besoin d’une vision claire et d’un partenaire qui sait la mettre en images.

Discutons ensemble de ce que la vidéo pourrait faire pour votre entreprise. Un appel de 30 minutes suffit pour explorer les possibilités.


FAQ

Est-ce que les statistiques des grandes marques s’appliquent aux PME?

Absolument. Les mécanismes sont les mêmes : la vidéo crée de la confiance, augmente l’engagement et convertit les visiteurs en clients. Seule l’échelle change — les résultats proportionnels, eux, se maintiennent.

Quel budget minimal faut-il prévoir pour une vidéo d’entreprise efficace?

Il n’y a pas de réponse universelle, mais la bonne nouvelle : 42 % des professionnels du marketing vidéo dépensent moins de 500 $ par vidéo. L’important, c’est de commencer à l’aide d’un projet ciblé et d’un message clair.

Par où commencer quand on n’a jamais fait de vidéo?

Par un appel de découverte. On identifie ensemble vos objectifs, votre message principal et le format le plus adapté à votre réalité. Pas besoin de tout planifier seul — c’est exactement mon rôle.


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